1. Accueil
  2. La fabrique de l’anglais
  3. Textes dévotionnels et théologiques

The Prick of Conscience (vers 1350)

Édition : The Prick of Conscience, éd. James H. Morey, Kalamazoo, TEAMS, 2012.

Nature du texte introduit ou clos : Poème dévotionnel et didactique

Provenance : Nord de l’Angleterre

Forme : vers

 

 

Résumés :

Prologue :

Prière à la Trinité. Développement sur la Trinité. Nécessité d’aimer Dieu. Amour de Dieu pour l’homme. Dieu a ordonné à l’homme de connaître ses œuvres et ses commandements et lui a donné le pouvoir de discerner le bien et le mal. Dieu a donné plus à l’homme qu’à n’importe quelle autre créature et l’a racheté par son sang. L’homme doit donc réfléchir à cet amour, aimer Dieu et mettre son esprit à son service. Ce que l’homme doit connaître sur Dieu – la voie de la sagesse. Pourtant, certains ne connaissent pas cette voie alors qu’ils le devraient, ce qui constitue un grand péril pour leur âme. L’ignorance n’excuse rien. La compréhension et la connaissance sont essentielles pour le salut. Il faut se connaître soi-même et connaître le monde – ses périls et ses vanités, sous peine de ne pas craindre Dieu et l’enfer comme il le faut. Mais il est possible d’apprendre, notamment avec ce traité.

Livre écrit en anglais. Traité divisé en 7 parties portant respectivement sur les étapes de la vie humaine, l’instabilité du monde, la mort, le purgatoire, le jugement dernier, l’enfer et le paradis.

Épilogue :

Résumé des 7 parties du livre. Traité écrit pour ceux qui ne connaissent que l’anglais, pour les aider à prendre conscience de leurs erreurs et à se réformer pour leur salut. L’auteur a fait ce qu’il a pu et prie qu’on l’excuse pour son manque de style. Si un clerc trouve une erreur, il doit la corriger.

Le traité a été spécialement écrit pour les lewed men afin de stimuler leur conscience. S’ils le lisent ou l’écoutent, ils pourront s’amender. Appel à prier pour le Christ.

Liste des manuscrits

Étant donné le très grand nombre de manuscrits, seuls les copies décrites en ligne ou numérisées sont listées ici.

Voir Robert E. Lewis et Angus McIntosh, A Descriptive Guide to the Manuscripts of the Prick of Conscience, Oxford, The Society for the Study of medieval Languages and Literature, 1982.

• Cambridge, University Library, Ee.4.35.2 (seconde moitié du xive siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Cambridge, Mass., Harvard University Library, English 515 (seconde moitié du xive siècle)

Description sur Digital Scriptorium.

• Charlottesville, Viriginia, University of Virginia Library, Hench 10 (troisième quart du xive siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Londres, British Library, Additional 22283 (« Simeon ») (dernier quart du xive siècle)

Manuscrit numérisé : http://www.bl.uk/manuscripts/FullDisplay.aspx?ref=Add_MS_22283.

• Oxford, Bodleian Library, Eng. Poet. a.1. (« Vernon ») (dernier quart du xive siècle)

Manuscrit numérisé : https://digital.bodleian.ox.ac.uk/objects/52f0a31a-1478-40e4-b05b-fddb1ad076ff/.

Le manuscrit a fait l’objet d’une exposition : https://www.bodleian.ox.ac.uk/whatson/whats-on/online/vernon.

• Londres, British Library, Harley 1205 (fin du xive siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Londres, College of Arms, Arundel 57 (fin du xive siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Manchester, John Rylands University Library, English 50 (fin du xive siècle)

Manuscrit numérisé : https://luna.manchester.ac.uk/luna/servlet/detail/Man4MedievalVC~4~4~199233~106953:Flyleaf?qvq=q:prick%20of%20conscience%20english%2050&mi=0&trs=253.

• Oxford, Bodleian Library, Ashmole 41, partie 1 (fin du xive siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Oxford, Bodleian Library, Laud Misc. 601 (fin du xive siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Holkham Hall, Wells, Norfolk, Library of the Earl of Leicester, 668 (fin du xive ou début du xve siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Leeds, University Library, Brotherton 500 (fin du xive ou début du xve siècle)

Manuscrit numérisé : https://luna.manchester.ac.uk/luna/servlet/detail/Man4MedievalVC~4~4~522187~119184?qvq=q%3Aprick%20of%20conscience&mi=0&trs=1107.

• Manchester, John Rylands University Library, English 90 (fin du xive ou début du xve siècle)

Manuscrit numérisé : https://luna.manchester.ac.uk/luna/servlet/detail/Man4MedievalVC~4~4~128106~104159:Examination-of-the-conscience?qvq=q:prick%20of%20conscience%20english%2090&mi=0&trs=131.

• Oxford, Trinity College, 16B (fin du xive ou début du xve siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• San Marino, Huntington Library, HM 125 (fin du xive ou début du xve siècle)

Description 1 sur Digital Scriptorium et description 2 sur Manuscripts of West Midlands.

• San Marino, Huntington Library, HM 130 (fin du xive ou début du xve siècle)

Description sur Digital Scriptorium.

• Londres, British Library, Harley 2281 (début du xve siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Londres, British Library, Lansdowne 348 (début du xve siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Manchester, John Rylands University Library, English 51 (début du xve siècle)

Manuscrit numérisé : https://luna.manchester.ac.uk/luna/servlet/detail/Man4MedievalVC~4~4~190676~106135:Flyleaf-with-annotation?qvq=q:prick%20of%20conscience%20english%2090&mi=1&trs=131.

• Oxford, Bodleian Library, Laud Misc. 486 (début du xve siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Oxford, Bodleian Library, Lyell empt. 6 (début du xve siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Philadelphie, University of Pennsylvania Library, codex 196 (ex-English 1) (début du xve siècle)

Manuscrit numérisé : http://dla.library.upenn.edu/dla/medren/pageturn.html?id=MEDREN_9915517823503681.

• Philadelphie, University of Pennsylvania Library, codex 218 (ex-English 8) (début du xve siècle)

Manuscrit numérisé : http://dla.library.upenn.edu/dla/medren/pageturn.html?id=MEDREN_9924864413503681.

• Princeton, Princeton University Library, Garrett 138 (début du xve siècle)

Microfilm numérisé : https://catalog.princeton.edu/catalog/10886879.

• San Marino, Huntington Library, HM 128 (début du xve siècle)

Description 1 sur Digital Scriptorium et description 2 sur Manuscripts of West Midlands.

• Leeds, University Library, Brotherton 501 (première moitié du xve siècle)

Manuscrit numérisé : https://luna.manchester.ac.uk/luna/servlet/detail/Man4MedievalVC~4~4~541655~120049:Prick-of-Conscience?qvq=q:prick%20of%20conscience%20brotherton%20501&mi=0&trs=116.

• New Haven, Yale University, Beinecke Library, Osborn a 13 (première moitié du xve siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Oxford, Bodleian Library, Douce 141 (première moitié du xve siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• Oxford, Bodleian Library, Junius 56 (première moitié du xve siècle)

Description sur Manuscripts of West Midlands.

• San Marino, Huntington Library 139 (milieu du xve siècle)

Description sur Digital Scriptorium.

Édition ancienne : Here begynneth a lytell boke, that speketh of purgatorye…, éd. Robert Wyer, 1534 ? (STC 3360, ESTC S104624). Il s’agit uniquement de la quatrième partie de l’œuvre.

The Cloud of Unknowing (1370-1380)

Édition : The Cloud of Unknowing and The Book of Privy Counselling, éd. Phyllis Hodgson, Londres, OUP, (EETS, o.s. 218) 1944, rév. 1973.

Traduction : Le nuage de l’inconnaissance, trad. Alain Sainte-Marie, Paris, Cerf, 2004.

Nature du texte introduit ou clos : Traité dévotionnel

Provenance : Midlands

Forme : prose

Résumé :

Prière.

Ce livre doit être lu dans certaines conditions seulement : il faut être un parfait disciple du Christ dans la vie contemplative. Ce livre doit être lu en entier, sous peine d’erreurs d’interprétation. Certaines catégories de personnes doivent être exclues, mais pas forcément tous les gens actifs (notamment s’ils sont contemplatifs en leur for intérieur). Le livre est divisé en chapitres, les derniers étant particulièrement importants.

Liste des manuscrits

• Londres, British Library, Harley 674 (début du xve siècle)

       Description sur le catalogue des manuscrits enluminés de la British Library.

• Londres, British Library, Royal 17 C xxvi (début du xve siècle)

• Londres, British Library, Harley 959 (milieu du xve siècle)

• Oxford, University College 14 (milieu du xve siècle)

• Cambridge University Library, Kk.6.26 (seconde moitié du xve siècle)

• Londres, British Library, Harley 2373 (fin du xve siècle)

• Londres, British Library, Royal 17 D v (fin du xve siècle)

• Cambridge, University Library, Ii.6.39 (xve siècle)

• Dublin, Trinity College, 122 (xve siècle)

• Oxford, Bodleian Library, Douce 262 (fin du xve ou début du xvie siècle)

• Oxford, Bodleian Library, Bodley 576 (début du xvie siècle)

• St Hugh’s Charterhouse, Sussex, Parkminster D 176 (début du xvie siècle)

Nicholas Love, The Mirror of the Blessed Life of Jesus Christ (vers 1409)

Édition : Nicholas Love, The Mirror of the Blessed Life of Jesus Christ : a Full Critical Edition based on Cambridge University Library Additional MSS 6578 and 6686, éd. Michael G. Sargent, Exeter, University of Exeter Press, 2005.

Nature du texte introduit ou clos : Traité dévotionnel

Provenance : Yorkshire

Forme : prose

Résumé :

De l’importance des écritures sacrées pour le chrétien, et particulièrement des paroles et des actes du Christ.

Il existe des livres écrits en latin, mais aussi en anglais, pour les simples gens. Parmi ces livres, il existe des méditations sur les Christ, avec parfois plus de choses exprimées que ce qui se trouve dans les Évangiles. En particulier, il y a les méditations de Bonaventure, qu’il faut épurer pour les simples gens. L’auteur les adapte en anglais à la demande de certaines âmes dévotes, avec des modifications. Explications sur le but de l’ouvrage. Retour sur la validité de ce qui n’est pas dans les Évangiles.

Ce livre est avant tout une méditation et un miroir.

Incipit de Bonaventure.

Commentaire de l’auteur qui revient sur l’objet et la structure du livre, divisé selon les jours de la semaine.

L’auteur invite ses lecteurs à prier pour lui.

Liste des manuscrits

L’œuvre a fait l’objet d’un programme intitulé Geographies of Orthodoxy : Mapping Pseudo-Bonaventuran Lives of Christ, 1350-1550, qui visait notamment à décrire les manuscrits. Le site est toutefois indisponible pour le moment, mais une description de la grande majorité des manuscrits est également disponible dans la base de données Jonas de l’IRHT : http://jonas.irht.cnrs.fr/consulter/oeuvre/detail_oeuvre.php?oeuvre=9403. J’y renvoie donc.

Éditions anciennes :

Meditationes vitae Christi, éd. William Caxton, 1484 (STC 3259, ESTC S108415) et 1490 (STC 3260, ESTC S111578)

Meditationes vitae Christi, éd. Richard Pynson, 1494 (STC 3262, ESTC S111587) et 1506 (STC 3263, ESTC S125194).

Meditationes vitae Christi, éd. Wynkyn de Worde, 1494 (STC 3261, ESTC S111579).

Meditationes vitae Christi, éd. Wynkyn de Worde, 1507 ? (STC 3263.5, ESTC S109702), 1517 (STC 3264, ESTC S111590), 1525 (STC 3266, ESTC S103085).

Vita Christi, éd. Wynkyn de Worde, 1530 (STC 3267, ESTC S4541).

Speculum devotorum ou Myroure to Devout Peple (1415-1425)

Édition : The Speculum Devotorum of an Anonymous Carthusian of Sheen, éd. James Hogg, Salzbourg, Institut für Englishe Sprache (Analecta Cartusiana, 12-13), 1973-1974.

Nature du texte introduit ou clos : Traité dévotionnel

Provenance : Middlesex

Forme : prose

Résumé :

Projet du livre envisagé à la suite d’une discussion avec une gostly syster.

Divisions principales du livre ; annonce d’une table des matières et de son objectif.

Justifications et protestations d’humilité de l’auteur, soutenu par son supérieur. Difficultés de l’entreprise. Appel aux corrections. Nouvelles justifications.

Objectifs de l’ouvrage.

Conseils pour une lecture profitable. Fondations de l’ouvrage. Nouveaux conseils pour une lecture profitable, comprenant aussi des prières pour l’auteur.

Liste des manuscrits

• Notre Dame, Indiana, University of Notre Dame, 67 (milieu du xve siècle)

• Cambridge University Library ms Gg.1.6 (troisième quart du xve siècle)

Orchard of Syon (1420-1440)

Édition : The Orcherd of Syon, éd. Phyllis Hodgson et Gabriel Liegey, Londres, OUP (EETS, o.s. 258), 1966.

Nature du texte introduit ou clos : Traité dévotionnel

Provenance : Middlesex

Forme : prose

Résumé :

Adresse aux sœurs de Syon. Adaptation, à leur intention, des révélations de Catherine de Sienne. Comparaison de l’ouvrage à un jardin.

Annonce du sommaire (kalender). Plan de la première partie – l’âme, les vertus, les péchés. Plan de la 2e partie – le Christ, vu comme un pont entre Dieu et l’âme. Plan de la 3e partie – recherche de la perfection. Plan de la 4e partie – recherche de la perfection (suite). Plan de la 5e partie – recherche de la perfection (suite) ; importance du clergé. Plan de la 6e partie – de la providence divine. Plan de la 7e partie – de l’obéissance.

Retour à l’image du jardin.

Difficultés de l’auteur pour composer cet ouvrage, atténuées par l’amour de Dieu.

Liste des manuscrits

• Londres, British Library, Harley 3432 (premier quart du xve siècle)

• Cambridge, St John’s College, 75 (C 25) (première moitié du xve siècle)

• New York, Pierpont Morgan Library 162 (troisième quart du xve siècle)

Mirror of Our Lady (1420-1450)

Édition : The Myroure of Our Lady, éd. John H. Blunt, Londres (EETS, e.s. 19), 1873, réimp. 1998.

Nature du texte introduit ou clos : Traité dévotionnel

Provenance : Middlesex ?

Forme : prose

Résumés :

Prologue général :

Commentaire du verset 6 :8 du Cantique des Cantiques : recommandations aux nonnes de la communauté de Syon.

Nécessité de révérer Marie. Pour cela, il est important de comprendre les textes utilisés, d’où cette traduction en anglais, accompagnée d’explications.

Livre divisé en trois parties : 1. Explications sur le service ; 2. Histoires selon les jours de la semaine ; 3. Messes. Explication du titre.

Conseils sur la manière de lire le livre – précisions pour chaque jour de la semaine.

De la louange de la Vierge et de la Trinité. Après les prières, il est bon de retourner au livre.

Fin du premier prologue ; début du second.

Difficultés de traduction et procédé. De la diversité de l’anglais.

Avertissement concernant d’éventuels jugements trop sévères.

L’auteur se soumet aux corrections de l’Église.

Prologue du livre II :

Des bénéfices de la lecture, mais cinq conseils pour en profiter. 1) Ne pas lire n’importe quoi, mais seulement des ouvrages d’édification spirituel. 2) Être dans une disposition d’humilité et de dévotion. 3) Bien faire attention à la compréhension de ce qui est lu. 4) Ne pas lire pour le savoir en soi, mais pour l’appliquer. 5) Réfléchir sur l’accord entre les livres et la manière de vivre, d’autant qu’il existe plusieurs sortes de livres ; certains sont faits pour renforcer la compréhension (c’est le cas du livre i) ; d’autres pour émouvoir ; certains traitent des deux aspects (c’est le cas du livre ii).

Explications sur la mise en page du latin et de l’anglais. Conseils pour la lecture à haute voix (notamment par rapport aux deux langues).

Manuscrit : Aberdeen, University Library, 134 (fin du xve siècle)

Book of Margery Kempe (1430-1440)

Édition : The Book of Margery Kempe, éd. Lynn Staley, Kalamazoo, TEAMS, 1996.

Traduction : Le Livre de Margery Kempe : une aventurière de la foi au Moyen Âge, trad. Louise Magdinier, Paris, Cerf, 1989.

Nature du texte introduit ou clos : Traité dévotionnel

Provenance : East Anglia

Forme : prose

Résumés :

Premier prologue :

Traité réconfortant pour les pécheurs. Il porte sur quelques aspects des œuvres du Christ pour une pécheresse à la vie tourmentée. Le traité relate la vie de cette créature, restaurée par la grâce du Christ. Après cette restauration, elle a été rejetée par le monde, mais a trouvé le réconfort dans les paroles divines. Paroles divines et conséquences sur la dame.

Dans le doute, elle s’est renseignée auprès de clercs et de reclus. Tous lui ont conseillé de suivre cette voix et certains lui ont recommandé d’écrire un livre. Elle s’y est refusée pendant plus de 20 ans, mais le seigneur lui a finalement demandé d’écrire. Elle a eu du mal à trouver un scribe ; elle a finalement trouvé un anglais marié, mais qui a mal écrit ; puis un prêtre, selon lequel il fallait tout réécrire. Devant les médisances sur la dame, ce dernier s’est désisté et l’a envoyé voir quelqu’un d’autre qui n’a pas pu l’aider.

Finalement, le prêtre se repent et se remet à l’ouvrage. La matière n’est pas ordonnée chronologiquement mais selon les souvenirs de la dame. Problèmes de vue du prêtre, qui réussit finalement à écrire le livre.

Second prologue :

Livre écrit à la demande d’un carme. Quelques années après cette demande, ouvrage revu par un prêtre.

Manuscrit : Londres, British Library, Additional 61823 (deuxième quart du xve siècle)

John Capgrave, Life of Saint Katherine (1441-1445)

Édition : John Capgrave, The Life of Saint Katherine, éd. Karen A. Winstead, Kalamazoo, TEAMS, 1999.

Nature du texte introduit ou clos : Poème hagiographique

Provenance : East Anglia

Forme : vers

Résumés :

Prologue général :

Adresse au Christ, louange de la Vierge. Louange de Catherine (parallèles avec d’autres saints).

Un prêtre a trouvé sa vie en grec et en a traduit une partie en anglais, mais un anglais difficile à comprendre. L’auteur entreprend une nouvelle version.

Le prêtre a raconté sa quête dans son prologue. Il a eu la vision d’un homme qui lui a offert un livre à manger. Le prêtre s’étonne, mais accepte. Un peu plus tard, il a retrouvé le livre dans les mains d’un chevalier qui l’avait trouvé à Chypre. Le clerc Athanasius, qui a éduqué Katherine, a écrit sa vie. Louange d’Athanasius et de ses actions. Après sa mort, la vie de Katherine a été difficilement accessible, jusqu’à ce qu’elle soit traduite en latin par un certain Arrek. Ce dernier a longtemps voyagé pour se familiariser avec la vie et l’histoire de Katherine. Il a finalement retrouvé la vie d’Athanasius.

C’est cette version qui a été traduite par le prêtre anglais. Même si sa langue est obscure, il a beaucoup accompli. Il est mort à Lynn il y a très longtemps. Quelques mots sur son origine. L’auteur vient après lui et va essayer de faire une traduction claire. C’est un augustin originaire de Lynn. Il encourage les lecteurs à prier pour tous ceux qui ont contribué à cette vie.

Liste des manuscrits

Voir Michael C. Seymour, « The manuscripts of John Capgrave’s English Works », Scriptorium, 40/2, 1986, p. 248-255.

• Londres, British Library, Arundel 396 (milieu du xve siècle)

• Londres, British Library, Arundel 168 (troisième quart du xve siècle)

• Oxford, Bodleian Library, Rawlinson poetry 118 (troisième quart du xve siècle)

• Londres, British Library, Arundel 20 (seconde moitié du xve siècle)

Reginald Pecock, Reule of Christen Religion (1443)

Édition : Reginald Pecock, The Reule of Crysten Religioun, éd. William C. Greet, Londres, OUP, 1927, réimp. Millwood, N.Y., Kraus Reprint, 1987.

Nature du texte introduit ou clos : Traité dévotionnel

Provenance : Londres

Forme : prose

Résumés :

Prologue :

Pour comprendre ce livre et ses compagnons, il faut connaître les quatre choses nécessaires et suffisantes à une bonne vie : la connaissance, l’amour, les bonnes actions et les différentes sortes de grâce.

Considérations sur l’amour.

Considérations sur la connaissance, indispensable, car sans elle, il n’y a pas d’amour possible, ni de bonnes actions. La connaissance est celle de Dieu et celle de soi. La connaissance de Dieu consiste à connaître Dieu lui-même, ses bienfaits, ses châtiments et ce qu’il faut faire pour lui plaire. La connaissance de soi consiste à connaître sa faiblesse, ses péchés, et les remèdes à ces deux problèmes. Ces 7 savoirs constituent les fondements d’une bonne vie ; ils constituent les objets de ces livres et de ses compagnons.

Le premier traité est consacré à la connaissance de Dieu, le second traité à ses bienfaits et à ses châtiments, les 3e, 4e et 5e à la connaissance de sa loi et de son service, le 6e à la connaissance de soi. L’amour de Dieu et sa pratique sont envisagés dans le 7e traité. Les bonnes actions sont envisagées dans le 3e traité et les compagnons de la Règle. Les différentes sortes de grâce sont abordées dans le 7e traité. Ce dernier contient également une explication détaillée du Notre Père, prière fondamentale.

Ce livre et ses compagnons contiennent toute la matière suffisante pour l’édification, plus clairement que les autres livres et les sermons – Bible exceptée (mais pour les polémiques sur la Bible, l’auteur renvoie au Repressor et à d’autres livres). De plus, ces ouvrages sont aussi profitables pour ceux qui mènent une vie active que pour ceux qui ont choisi la vie contemplative. Ils sont même nécessaires pour leur réussite.

Ce livre et ses compagnons contiennent tout ce qu’il faut pour être un bon chrétien.

Justification du plan du livre, qui convient parfaitement, même s’il est différent de celui du Donet – car les intentions des deux ouvrages sont différentes.

Raisons pour lesquelles cet ouvrage est écrit en anglais. L’auteur s’oppose à ceux qui ne jurent que par la Bible traduite, mais aussi à ceux qui sont contre toute instruction en anglais.

L’écrit est plus stable que le sermon, et de toute façon, chacun prendra ce qui lui conviendra. D’autant que des abrégés peuvent être composés pour les esprits les plus simples.

Question de la composition des différents ouvrages, qui vont ensemble.

Question des rapports entre raison et foi. Dans certains cas, la raison est suffisante, dans d’autres non – mais elle est néanmoins très importante. La raison est plus convaincante pour les païens. L’auteur s’en remet de toute façon à Dieu.

Introduction :

Pecock réfléchit au fait que les peuples ont tous eu une inclination naturelle à croire en Dieu, qu’il en est de même pour lui et qu’il entend comprendre cette inclination par la raison.

Alors qu’il réfléchit, il voit arriver de belles créatures qui s’adressent à lui : elles sont les vérités universelles. Elles se sont offertes aux clercs, mais ces derniers leur ont finalement préféré les vérités mondaines, les histoires et les fables – et leurs livres et leurs prêches ont été reconnus. Elles ont été abandonnées.

Elles sont divisées en sept groupes de vérités : celles qui portent sur l’existence de Dieu et sur ce qu’il est ; sur les bienfaits offerts par Dieu ; sur ses châtiments ; sur sa loi morale ; sur la fragilité de l’homme ; sur ses péchés ; sur l’aide qui peut lui être apporté. Leur connaissance est suffisante.

Elles demandent à Pecock de les laisser l’inspirer afin de mettre ces vérités par écrit, dans un langage simple afin de toucher le plus grand nombre. Elles l’embrassent et lui soufflent ces vérités.

Manuscrit : New York, Pierpont Morgan Library, 519 (milieu du xve siècle)

Reginald Pecock, The Donet (1443-1445)

Édition : Reginald Pecock, The Donet collated with The Poore Mennis Myrrour, éd. Elsie V. Hitchcock, Londres (EETS, o.s. 156), 1921.

Nature du texte introduit ou clos : Traité dévotionnel

Provenance : Londres

Forme : prose

Résumés :

Les sept points traités dans la Règle sont complexes. Le Donet et le Folower ont été écrits pour introduire et compléter la Règle.

Plan du Donet. Justification de son titre. Question de l’anglais.

Question des erreurs et des hérésies éventuelles – mais l’auteur demande à être jugé par rapport à son intention. Comme tous les auteurs, Pecock peut se tromper, et il est prêt à reconnaître ses erreurs. Mais il faut s’arrêter sur ses mérites. L’auteur développe tout cela en détail dans un petit traité séparé.

L’auteur n’est pas responsable des copies qui circulent sans son autorisation. Il déclare à nouveau qu’un auteur doit être jugé selon ses mérites, et que les détracteurs ont tort.

Manuscrit : Oxford, Bodleian Library, Bodley 916 (seconde moitié du xve siècle)

Osbern Bokenham, Legendys of Holy Women (1443-1447)

Édition : Osbern Bokenham Legendys of Hooly Wummen, éd. Mary Serjeantson, Londres (EETS, o.s. 206), 1938.

Nature du texte introduit ou clos : Traité dévotionnel

Provenance : East Anglia

Forme : prose

Résumés :

Prologue de la vie de sainte Marguerite :

Pour bien commencer un livre, il est nécessaire de comprendre le “comment” et le “pourquoi” (quatre causes aristotéliciennes).

L’auteur est un Augustin, mais il ne donnera pas son nom pour ne pas porter ombrage à son œuvre (plusieurs images illustrent cet argument).

Le sujet du livre est la vie de sainte Marguerite. La forme de l’ouvrage est la plus simple possible, sans rhétorique. L’auteur relatera simplement l’histoire de la sainte telle qu’il l’a lue et entendue (lors d’un pèlerinage en Italie). Et tout cela, il l’écrira en anglais.

Les causes finales sont au nombre de deux. La première est la volonté d’inciter à aimer et servir la sainte. À ce propos, il se remémore un miracle auquel il a assisté dans son enfance. L’auteur lui-même a été guéri grâce à elle après une mésaventure à Venise. La seconde cause est la prière insistante d’un ami.

À nouveau, l’auteur explique pourquoi il ne donne pas son nom. Son ami est donc prié de ne pas révéler l’existence de ce traité (au moins pour un temps) et encore moins celle de son auteur.

En conclusion, prière à la sainte et à Dieu.

Prologue de la vie de sainte Anne :

L’auteur doute de sa capacité à traduire la vie d’Anne. Il est vieux. Il ferait mieux de réformer sa vie. Mais il s’y essaiera tout de même. Il s’excuse pour son langage rude. Il le fait pour son amie Catherine Denston.

Prière à la Vierge.

Prologue de la vie de sainte Agnès :

L’auteur va traduire la vie d’Agnès d’après St Ambroise. Bien que son langage soit rude et que Pallas ne lui ait pas montré sa faveur comme à Gower, Chaucer et Lydgate.

Origine du nom Agnès (agneau, connaissance). Prière à sainte Agnès.

Prologue de la vie de Marie Madeleine :

La douzième nuit de 1445 (développement astrologique), l’auteur est avec la comtesse d’Eu (développement de ses ascendances). C’est la fête – danses et déguisements. L’auteur et la comtesse discutent, la seconde parlant au premier de ses traductions de vies de saintes déjà effectuées. Elle le prie de traduire la vie de Marie-Madeleine. Il hésite, mais accepte, si elle le laisse accomplir le pèlerinage à Saint-Jacques qu’il avait prévu.

Son pèlerinage est maintenant terminé et il va s’attaquer à cette tâche. Mais il veut d’abord se conformer au conseil que donne Platon dans le Timée, celui de rechercher le soutien divin.

Prière de l’auteur au Créateur des quatre éléments, des animaux et des hommes. La chute et la rédemption.

L’auteur n’en appelle qu’au Christ pour accomplir sa tâche, et non aux Muses. Il ne désire pas posséder l’éloquence de certains autres poètes. Il souhaite juste accomplir une simple traduction, pour conforter sa lectrice et les lecteurs en général.

Prologue de la vie de sainte Catherine :

Les significations du nom de Catherine (avec une référence au psaume 23) peuvent être expliquées grâce à sa vie.

L’auteur prie la sainte de l’aider à écrire cette vie. Une vie de Catherine a déjà été bien écrite par Capgrave. Mais elle est difficile à trouver et l’auteur insistera surtout sur sa passion, pour Catherine Howard et Catherine Denston.

Manuscrit : Londres, British Library, Arundel 327 (milieu du xve siècle)